Simon Raffy

Simon Raffy - Galerie Manceau
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Originaire de Bordeaux, Simon Raffy commence à expérimenter la matière à l’âge de 14 ans par de la sculpture. Jusqu’au-boutiste, il s’oriente vers des études de sciences des matériaux pour élargir son point de vue par diverses interprétations. En 2014, il finit sa thèse (Synthèse de métamatériaux acoustiques par voie microfluidique) alors que ses activités de plasticien s’intensifient. Il est à la fois scientifique et artiste. Son univers est entièrement centré sur la matière et ses interactions avec les ondes, ses métiers ne sont que les facettes d’une seule et unique chose. L’interprétation s’entend du sensible au rationnel.

 

À l’heure actuelle, Mr Raffy est chercheur Post-Doctorant en milieu académique et partage son art au travers d’expositions et de performance.

 

Dans notre société, l’art est indissociable de l’âme et donc de ce qui anime. C’est là qu’il faut chercher une compression des démarches artistiques. Simon Raffy vit au milieu de ces matériaux. Depuis plus de la moitié de sa vie, tous les appartements qu’il a occupés se sont transformés en atelier, la salle de bain fessant parfois office de laboratoire… Il travaille pour la première fois la fibre dans sa chambre de 9 m2 (il avait 15 ans à l’époque) et se retrouve à dormir dans un lit urticant. Il a fait pousser des cristaux et oxydé des métaux dans sa salle de bain. Une cabine de douche est le lieu parfait pour faire des bulles géantes. Une fuite au plafond: pourquoi ne pas faire un toboggan à eau en pâte à modeler pour atteindre l’évier ? Tout cela peu sembler loin pour la plupart des gens, mais compose le quotidien de ce chercheur.

 

Une large proportion de son œuvre se concentre sur l’expression de la matière. Simon interagit et écoute les divers matériaux qu’il manipule. Par simple renversement des rôles; il se positionne en tant que médiateur de leurs langages (rapport artiste/média renversé). Le bois parle de la nature, il s’exprime par sa structure, ses teintes et sa porosité. Les liquides peuvent parler de chaos aussi bien que d’apaisement en fonction des écoulements observés (turbulent ou laminaire) et de leurs vitesses. L’artiste est alors le vecteur d’expression de la matière.

 

Tout cela est entièrement soutenu par nos perceptions. Simon les met à l’épreuve en manipulant les lois de la physique, nos systèmes sensoriels et les interprétations du cerveau avec se qu’il lui est donné à ressentir. L’idée est de dépasse le monde matériel, nos sens, notre discernement, de traversé le connu et l’inconnu pour entrouvrir la porte de l’inconnaissable, aux frontières de l’infini et du transcendantal.

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